
Depuis le 1er janvier 2026, une évolution de la méthode de calcul du DPE (Diagnostic performance énergétique) est applicable. Elle améliore le DPE de certains logements chauffés à l’électricité et entraine, par effet mécanique, une diminution du volume de passoires thermiques.
Dans ce contexte, l’Agence met à jour sa publication Performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise publiée fin 2025, pour partager les données relatives aux passoires thermiques réactualisées et analyser l’impact de cette mesure localement.
En décembre 2025, l’Agence a publié une note dédiée à la performance énergétique du parc résidentiel privé de l’aire grenobloise qui présentait les enjeux de rénovation du bâti et dressait le portrait des passoires thermiques (logements étiquetés F ou G). La publication s’appuyait sur la réglementation alors en vigueur.
Or, depuis le 1er janvier 2026, une évolution de la méthode de calcul du DPE est applicable : le coefficient de conversion de l’électricité (coefficient énergie primaire), actuellement fixé à 2,3 a été abaissé à 1,9. Tous les DPE ou audits énergétiques édités à partir de cette date intègrent automatiquement le nouveau coefficient, ceux édités en 2025 et avant resteront valables et pourront le cas échéant être mis à jour gratuitement sur le site de l’Ademe. Cette évolution améliore le DPE de certains logements chauffés à l’électricité. Par effet mécanique, on observe une diminution du volume de passoires thermiques. À l’échelle nationale, près de 850 000 logements sortent ainsi du statut de passoire.
Dans ce contexte, cette mise à jour de la publication initiale partage les données réactualisées relatives aux passoires thermiques à l’échelle de l’aire grenobloise et analyse l’impact de cette mesure localement.
Dans l’aire grenobloise, au 1er janvier 2026, environ 128 000 logements du parc privé sont potentiellement étiquetés E, F ou G, soit près d’un tiers du parc.
Les logements potentiellement étiquetés F ou G représentent quant à eux 13 % du parc privé, soit près de 51 000 logements
Les logements selon leur étiquette énergétique au 1er janvier 2026 :

Evolution du mode de calcul du DPE : des impacts plus ou moins marqués suivant les territoires
À l’échelle de l’aire grenobloise, l’évolution du mode de calcul du DPE a conduit à une baisse de près de 18 % du volume de passoires thermiques.
Cette diminution est particulièrement marquée pour les logements potentiellement étiquetés G, déjà interdits à la location : cela concerne désormais près de 16 000 logements contre 22 000 auparavant, soit une baisse de 27 %.
La métropole grenobloise, qui concentre plus de 40 % des passoires thermiques de l’aire grenobloise est particulièrement concernée par cette évolution, avec une baisse de près de 30 % du volume de logements potentiellement étiquetés F ou G (soit 7 000 logements).
Les territoires de montagne, en Isère comme au niveau national, voient également leur volume de passoires thermiques diminuer de manière marquée. L‘Oisans et le massif du Vercors enregistrent ainsi une baisse de 23 % du volume de passoires thermiques (soit respectivement 740 logements et 350 logements).
Ce constat est à mettre en lien avec la part importante de logements chauffés à l’électricité sur ces territoires (45 % des résidences principales en Oisans, 36 % dans le Vercors – Insee, RP 2022).
Des copropriétés qui restent des leviers pour intensifier la rénovation énergétique
Les copropriétés restent des leviers pour intensifier la rénovation énergétique des logements, avec des enjeux particulièrement marqués sur les territoires urbains et touristiques, où le parc collectif est plus développé.
Sur la métropole grenobloise et l’Oisans, environ 40 % des passoires thermiques relèvent d’une copropriété inscrite au Registre national des copropriétés (RNC – 25 % à l’échelle de l’aire grenobloise).
